Wachstumskurve mit Kugelschreiber symbolisiert die wirtschaftliche Lage.

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  • Au premier trimestre 2021, la performance économique a reculé de 1,7 % en raison des restrictions dues à la pandémie de coronavirus. Pour l'ensemble de l'année 2021 pourtant, la reprise économique se pointe à l'horizon. La campagne de vaccination qui prend de l'ampleur et la puissance de l'économie mondiale prêtent à l'optimisme. En moyenne annuelle de 2020, la performance économique a chuté de 4,8 %.
  • Dans la production industrielle, la tendance était à la hausse vers la fin du premier trimestre, même si, dans certains domaines, les produits intermédiaires ont été affectés par des problèmes d'approvisionnement. La tendance haussière des entrées de commandes s'est poursuivie en raison de la forte demande intérieure. Le climat dans les entreprises industrielles continue à s'améliorer. Après des reculs dus aux conditions météorologiques dans les mois passés, la production a de nouveau augmenté en mars.
  • Certes, les chiffres d'affaires dans le commerce de détail ont nettement progressé après avoir atteint un niveau très bas en mars, mais face au prolongement des mesures de restriction, les perspectives sont redevenues moroses. Par rapport au mois de l'année précédente, qui a été le premier mois sous l'influence de la pandémie, tous les secteurs ont progressé, les ventes par correspondance et sur internet ayant connu les meilleurs résultats.
  • Le redémarrage du printemps s'est poursuivi sur le marché de l'emploi. En avril, le chômage n'a augmenté que légèrement corrigé des variations saisonnières et en mars, l'activité professionnelle a faiblement progressé. Le nombre de déclarations de chômage partiel laissent présager que le chômage partiel pourrait avoir atteint son pic de cette année et qu'il reste ainsi largement en dessous de son niveau du printemps 2020.
  • L'augmentation du nombre de procédures d'insolvabilité entre février et mars ne s'est pas poursuivie. Il a nettement reculé en avril. Dans l'ensemble cependant, il faut s'attendre à une forte augmentation du nombre de faillites d'entreprises en 2021.

UN CLIMAT OPTIMISTE GRÂCE AU PROGRÈS DE LA CAMPAGNE DE VACCINATION. DES ATTENTES POSITIVES MALGRÉ LA POURSUITE DES RESTRICTIONS

La situation économique comprend deux volets au mois de mai : tandis que le secteur des services continue à ne fonctionner que partiellement en raison des mesures de lutte contre la pandémie, la conjoncture industrielle reste relativement robuste. Certes, la production industrielle a légèrement baissé au premier trimestre mais ce recul ne s'explique pas par une demande trop faible mais par des problèmes d'approvisionnement concernant les produits semi-conducteurs qui freinent la production dans l'industrie automobile. Ainsi, un recul de la production s'oppose à une évolution positive des entrées des commandes ainsi qu'à des attentes très optimistes en matière d'exportations. Cela fait longtemps que le moral dans les entreprises n'a plus été aussi bon. Dans le même temps, les activités économiques dans le secteur des services sont fortement caractérisées par les mesures de lutte contre la pandémie. En avril, le climat de la consommation selon l'institut GfK s'est détérioré et reste à un niveau faible. Toutefois, les chiffres les plus récents concernant le progrès de la campagne de vaccination rendent optimiste et donnent de l'espoir pour les domaines touchés par les restrictions. L'évolution économique ultérieure dépend largement d'un contrôle durable des infections et donc de la possibilité d'assouplir davantage les restrictions.

Avec le recul, force est de constater que la reprise conjoncturelle du dernier semestre 2020 a été beaucoup freinée par la deuxième vague de COVID-19 ainsi que les mesures d'endiguement prises au quatrième trimestre 2020. Dans l'ensemble pourtant, on table sur une reprise économique pour l'année 2021, même si le premier trimestre 2021 a été faible en raison de la troisième vague de COVID-19 (-1,7 % selon la communication sommaire de l'Office fédéral de la statistique). Une fois que les restrictions seront levées et que tous les citoyens auront reçu la possibilité de se faire vacciner, les impulsions de croissance pourront être d'autant plus fortes. À ce moment-là, la consommation des ménages, qui s'était affaiblie récemment, devrait reprendre étant donné qu'elle est fortement tributaire des contacts sociaux. En parallèle, le commerce extérieur de l'Allemagne et la conjoncture industrielle, qui sont étroitement liés, restent solides. Le marché du travail a, lui aussi, bénéficié du redémarrage du printemps malgré les impacts négatifs de la pandémie. Les derniers chiffres relatifs aux déclarations de chômage partiel pourraient indiquer que le pic a été dépassé et qu'on peut s'attendre à une baisse du chômage partiel.

PERSPECTIVES POSITIVES POUR LA CONJONCTURE MONDIALE

La conjoncture mondiale garde le cap de la reprise même si elle reste sous l'emprise de la pandémie. En février, la production industrielle globale a légèrement reculé de 0,3 % après avoir enregistré des hausses dans les neuf mois précédents. Elle a dépassé ainsi considérablement son niveau d'avant la crise. Par contre, le commerce mondial a continué d'augmenter légèrement (+0,3 %) et a également dépassé nettement son niveau d'avant la crise. Les indicateurs du climat des affaires laissent entrevoir une reprise de l’économie mondiale. En avril, l'indice composite des directeurs d'achat de J. P. Morgan / IHS Markit s'est de nouveau amélioré et a atteint 56,3 points (mars : 54,8 points), ce qui est nettement supérieur au seuil de croissance de 50 points. L'optimisme est probablement dû au progrès des campagnes de vaccination mondiales. En ce qui concerne les prestations de services, le climat des affaires a nettement progressé et a atteint un niveau qui est supérieur à celui dans l'industrie. L'évolution faible du climat des affaires dans les entreprises industrielles s'explique par les problèmes d'approvisionnement concernant les produits intermédiaires tels que les puces informatiques et le bois.

LES EXPORTATIONS S'APPROCHENT DE LEUR NIVEAU D'AVANT LA CRISE

Le commerce extérieur allemand a continué d'augmenter nettement. En données corrigées des variations saisonnières et en termes nominaux, la valeur des exportations de marchandises et de services a augmenté de 0,9 % en mars par rapport au mois précédent après avoir progressé respectivement de 2,3 % et 1,5 % en janvier et en février. En comparaison trimestrielle, une nette hausse de 3,7 % a été enregistrée pour les exportations. Quant aux importations, elles ont fortement augmenté de 4,7 % (+3,3 % en février, -0,6 % en janvier). En comparaison trimestrielle, elles ont progressé de 4,0 %.

Au niveau national, le confinement ne se reflète presque plus dans les indicateurs provisoires nationaux concernant les échanges extérieurs qui sont, quant à eux, marqués par l'industrie. Le solde des attentes en matière d'exportations établies par l'institut ifo pour les industries manufacturières a de nouveau fortement augmenté en avril. Cela fait plus de dix ans, soit en janvier 2011, qu'une valeur plus élevée a été enregistrée la dernière fois. En mars, les entrées de commandes provenant de l'étranger ont sensiblement progressé de 1,6 % après avoir légèrement baissé (0,2 %) en février. Dans l'ensemble, les perspectives pour le commerce extérieur allemand sont positives, notamment compte tenu de la bonne conjoncture en Asie et aux États-Unis.

CONJONCTURE INDUSTRIELLE : FIN POSITIVE D'UN TRIMESTRE FAIBLE

En mars, la production dans le secteur secondaire a nettement progressé par rapport au mois précédent ce qui s'explique en premier lieu par le secteur de la construction. .La production a augmenté de 2,5 % après avoir reculé en février et en janvier de respectivement 1,9 % et 2,2 %. Selon les chiffres les plus récents, l'industrie a enregistré une hausse de 0,7 % (février : - 1,9 %, janvier : -0,6 %). La production dans le secteur de la construction a affiché une forte croissance de 10,8 % en mars après avoir chuté dans les deux mois précédents en raison des conditions météorologiques (-1,4 % et -10,7 %). Au premier trimestre, la production dans le secteur secondaire a reculé légèrement de 0,9 % au total. Alors que la production n'a baissé que faiblement de 0,3 % dans l'industrie, elle a chuté de 4,0 % dans le secteur de la construction. Au sein de l'industrie, l'industrie automobile a enregistré un repli de 12,1 %, tandis que la production dans la construction mécanique a progressé de 6,0 %.

En mars, les entrées de commandes dans les industries manufacturières ont de nouveau sensiblement augmenté de 3,0 % et se situent donc pour le sixième mois consécutif au-dessus du niveau de février 2020, le mois précédant le début de la pandémie. Cette hausse récente est notamment due à la forte demande nationale (+4,9 %) mais aussi aux commandes en provenance de l'étranger qui ont également nettement augmenté (+1,6 %). Les commandes passées dans les secteurs d'activité économique relatifs aux machines, produits informatiques, électroniques et optiques et véhicules ont particulièrement contribué à la hausse des entrées de commandes. Hors gros contrats, les commandes ont progressé de 1,6 %. En comparaison trimestrielle, elles ont augmenté fortement de 2,4 %.

Les prévisions pour la conjoncture industrielle restent positives. Le climat des affaires établi pour l'institut ifo a continué de s'améliorer et le carnet de commandes est bon. L'évolution incertaine de la pandémie et les problèmes d'approvisionnement concernant les biens intermédiaires tels que les puces informatiques et le bois de construction comportent néanmoins des risques.

LA SITUATION DANS LE COMMERCE DE DÉTAIL SE REDRESSE MAIS LES PERSPECTIVES REDEVIENNENT MOROSES.

Les chiffres d'affaires du commerce de détail à l'exception des véhicules automobiles se sont redressés tout récemment. Corrigés de l'influence des prix, des variations saisonnières et des effets calendaires, ils ont augmenté de 7,7 % en mars par rapport au mois précédent en partant cependant d'un niveau faible. Il s'agit là de la deuxième plus forte augmentation depuis mars 2020 qui a été le premier mois caractérisé par l'introduction des mesures de restriction dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19. Les chiffres d'affaires ont dépassé leur niveau d'avant la crise, soit de février 2020, de 4,4 %. Corrigés de l'influence des prix et comparé au mois de mars 2020, le premier mois de confinement, ils ont même enregistré une hausse de 5,5 %. Les ventres par correspondance et par internet affichent les augmentations des chiffres d'affaires les plus fortes. En février, le commerce y compris les véhicules s'est redressé légèrement (+1,5 %) par rapport au mois précédent après avoir chuté fortement de 11,4 % en janvier. Le nombre de nouvelles immatriculations de voitures des utilisateurs privés a de nouveau baissé en avril (-7,4 %) après s'être remis de la forte chute du début de l'année liée à la fin de la baisse temporaire du taux de l'impôt sur le chiffre d'affaires. Comparé au creux de la crise en avril 2020, le nombre de nouvelles immatriculations de voitures s'est cependant nettement redressé

En avril, les attentes commerciales établies par l'institut ifo dans le commerce de détail sont redevenues plus pessimistes en avril après avoir repris des couleurs après la forte chute enregistrée au mois de janvier. Face à l'évolution de la pandémie et au prolongement des restrictions de contact, l'étude GfK du climat de la consommation affiche également une forte baisse.

En avril, le niveau des prix à la consommation a progressé de 0,7 % par rapport au mois précédent après une hausse de 0,5 % en mars. Le taux d'inflation, soit l'évolution du niveau des prix par rapport à l'année précédente, s'est élevé à 2,0 % en avril. Il a donc nettement augmenté depuis le deuxième semestre 2020 pendant lequel il était presque tout le temps négatif en raison de la baisse des taux de l'impôt sur le chiffre d'affaires. L'augmentation du taux d'inflation dans les premiers mois de l'année est due à la reprise des prix à l'importation et des coûts des matières premières ainsi qu'à l'introduction de la tarification du carbone. Tandis que les prix de l'énergie ont freiné fortement la hausse du niveau des prix à la consommation l'année dernière, ils contribuent désormais nettement à son augmentation. Sans ces effets spéciaux, l'augmentation du niveau des prix à la consommation devrait de nouveau ralentir vers la fin de l'année en cours et le début de l'année prochaine. Partant de la situation actuelle, une relance durable du taux d'inflation n'est pas en vue. Après avoir stagné depuis le début de l'année, le taux d'inflation sous-jacent, sans l’énergie et les produits alimentaires, a marqué en avril un léger recul et s’est établi à +1,3 % (décembre : +0,4 %). .

LA REPRISE DU MARCHÉ DU TRAVAIL SE POURSUIT

Au printemps, le marché du travail a connu un redémarrage saisonnier habituel malgré les mesures de restriction prises en raison de la pandémie. Dans le contexte d'une meilleure évolution des infections, la situation pourrait s'améliorer davantage. Néanmoins, un an après le début de la pandémie de coronavirus, le marché de travail continue d'être fortement touché par la crise. En avril, le chômage a légèrement augmenté de 9 000 personnes corrigé des variations saisonnières, tandis que le sous-emploi a diminué faiblement de 3 000 personnes. En chiffres non corrigés, le chômage a sensiblement reculé de 56 000 personnes et s'élève maintenant à 2,77 millions de personnes. Le glissement annuel a baissé pour atteindre +127 000 personnes, ce qui est notamment dû à un effet de base au mois d'avril 2020. En mars, l'emploi a augmenté légèrement de 16 000 personnes en données corrigées des variations saisonnières et la demande de main-d’œuvre a continué d'augmenter. L'emploi soumis aux cotisations sociales a augmenté de 15 000 personnes en février. Selon les estimations, le nombre de personnes au chômage partiel avait de nouveau légèrement augmenté en février (3,3 millions de personnes). Le nombre de déclarations de chômage partiel laisse présager que le chômage partiel pourrait avoir atteint son pic de l'année en cours (du 1er au 25 avril : environ 116 000 personnes, mars : 234 000 personnes, février : 535 000 personnes, janvier : 981 000 personnes) et qu'il est resté largement en dessous de son niveau du printemps 2020. Les indicateurs provisoires basés sur les sondages de l'institut de recherche sur l'emploi et les professions (IAB) et de l'institut ifo ont de nouveau connu une évolution positive en avril et ont atteint le niveau le plus élevé depuis janvier 2020 / mai 2019. Dans l'industrie, les recrutements continuent d'augmenter, tandis que dans les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration et du tourisme, la tendance est toujours à la réduction du personnel.

L'AUGMENTATION DU NOMBRE DE FAILLITES S'EST ARRÊTÉE

En avril, le nombre de procédures d'insolvabilité n'a pas continué à augmenter. Sur la base du dépôt des déclarations d'insolvabilité, l'Office fédéral de la Statistique a annoncé un recul de 17 % par rapport au mois précédent. L'indicateur « IWH Insolvenztrend » de l'institut pour la recherche économique de Halle, qui représente les données actuelles en matière d'insolvabilité des entreprises, confirme la réduction du nombre de faillites d'entreprises. Ainsi, la nette tendance haussière enregistrée dans les deux mois précédents s'est arrêtée. Il est vrai qu'il n'y a pas eu jusqu'à présent de vague de faillite d'entreprises, en raison notamment de l'exonération de l'obligation de présenter une demande d'insolvabilité et des mesures de soutien. Dans l'ensemble, il faut cependant s'attendre à une augmentation considérable du nombre de faillites d'entreprises au cours de cette année. La plupart des experts tablent sur entre 3 000 et 7 000 faillites d'entreprises supplémentaires par rapport à l'année précédente.