Wachstumskurve mit Kugelschreiber symbolisiert die wirtschaftliche Lage.

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  • Suite à la chute du PIB au troisième trimestre, les indicateurs de conjoncture actuels laissent aussi présager une évolution conjoncturelle faible au quatrième trimestre. L’évolution auparavant positive des investissements devrait surtout nettement s’affaiblir, tandis que la consommation privée devrait se stabiliser suite à la hausse continue des revenus réels. Les indicateurs du climat les plus récents auprès des entreprises et des ménages privés indiquent une perspective légèrement plus positive pour l’année à venir.
  • La production dans le secteur secondaire a baissé de 0,4 % en octobre par rapport au mois précédent, ce qui signifie que la tendance à la baisse observée depuis l’été dernier se poursuit. En octobre, la production industrielle a diminué de 0,5 % et celle du secteur de la construction de 2,2 %. En revanche, le secteur énergétique a enregistré une forte hausse de 7,1 % suite à des baisses au cours des deux mois précédents. Les entrées de commandes les plus récentes ne montrent pas encore de renversement de tendance durable, mais les indicateurs du climat actuels laissent présager une stabilisation de la situation et de la conjoncture industrielle.
  • Dans le commerce de détail sans véhicules, les chiffres d'affaires réels ont augmenté de 1,1 % en octobre par rapport au mois précédent, après avoir stagné en septembre (-0,1 %). Après une forte hausse enregistrée en octobre (+9,1 %), les nouvelles immatriculations de voitures par des utilisateurs privés ont diminué de 3,2 %. Dernièrement, les indicateurs provisoires de la consommation privée ont envoyé des signaux mitigés. On table cependant sur une stabilisation compte tenu de la hausse des revenus et de la baisse des taux d’intérêt.
  • En novembre, le taux d’inflation s’élevait à 3,2 %. C'est le taux le plus bas enregistré depuis juin 2021. En novembre, les denrées alimentaires ont vu leurs prix de nouveau augmenter de manière disproportionnée par rapport au même mois de l’année précédente (+5,5 %), mais la hausse des prix a tout de même continué de diminuer (octobre : +6,1 %). Une baisse des prix énergétiques (-4,5 %) par rapport au même mois de l’année précédente a pu être constatée pour la deuxième fois depuis janvier 2021. Suite aux mesures prises l’année précédente et visant à réduire les prix, on table pour les prochains mois sur une hausse temporaire des taux d’inflation.
  • La faible évolution sur le marché du travail se poursuit également en novembre. Le nombre de chômeurs a augmenté de 22 000 personnes en données corrigées des variations saisonnières. En octobre, l’emploi a augmenté légèrement en données corrigées des variations saisonnières (+15 000 personnes). Actuellement, les indicateurs provisoires ne laissent pas encore présager de renversement de tendance sur le marché du travail. Une amélioration durable est seulement attendue l’année prochaine grâce à une reprise conjoncturelle.
  • Selon les résultats finaux, le nombre des demandes de procédures collectives est presque inchangé en septembre (1 557) par rapport au mois précédent (+0,1 %). On observe une stabilisation depuis juin/juillet. Par rapport au même mois de l’année précédente, le nombre des demandes de procédures collectives reste toutefois encore supérieur de 26,7 %. Le nombre de faillites d’entreprises reste légèrement en dessous (-4,5 %) de la valeur moyenne d’avant la pandémie de coronavirus (2016-2019). Le nombre des employés affectés par des faillites d’entreprises reste également à un niveau élevé. Une hausse d’environ 91 % était enregistrée en septembre par rapport à l’année précédente et de 67 % par rapport à la valeur moyenne de septembre des années 2016-2019 d’avant la pandémie de coronavirus. L’indicateur provisoire « IWH-Insolvenztrend » affiche une baisse de 5,8 % en novembre 2023 par rapport au mois précédent (par rapport au même mois de l’année précédente : +20,9 %). Le nombre provisoire de demandes de procédures collectives a également légèrement baissé en novembre (-1,8 % ; par rapport au même mois de l’année précédente : +18,8 %).

UNE FIN D’ANNÉE 2023 FAIBLE

Tout au cours de l’année 2023, l’économie allemande a été marquée par une stagnation économique et des taux d’intérêt élevés bien qu’à la baisse. Cette évolution qui s’est avérée plus faible que généralement attendue au début de l’année s’explique surtout par les répercussions des pertes de pouvoir d’achat massives suite à la crise des prix énergétiques qui ont affaibli la consommation privée. À cela s’ajoutent la dynamique de croissance de l’économie mondiale nettement plus faible ainsi que les effets d’amortissement des tensions et crises géopolitiques.

Suite à la chute du produit intérieur brut (PIB) corrigé des effets calendaires, des données saisonnières et des prix de 0,1 pour cent au troisième trimestre, une nouvelle légère diminution du PIB est aussi vraisemblable au dernier trimestre de l’année compte tenu des indicateurs mensuels actuels tels que les entrées de commandes et la production industrielle. L’évolution des investissements qui avait été positive dernièrement devrait notamment s’affaiblir en raison des carnets de commandes plus faibles, des conditions de financement moins bonnes et de l’évolution particulière au troisième trimestre liée à l’expiration de la prime à l’environnement. Parallèlement, des indicateurs récents ayant trait à la consommation tels que les chiffres d’affaires dans le commerce de détail et dans l’hôtellerie laissent présager une stabilisation de la consommation privée bien qu’à un niveau bas.

Des indicateurs de conjoncture récents, tels que l’indicateur ifo du climat des affaires, les attentes conjoncturelles du Centre de la recherche sur l’économie européenne (ZEW) et l’indice des directeurs d’achat (EMI) de l’industrie en Allemagne montrent que les investisseurs étaient légèrement plus optimistes à la fin de l’année concernant les perspectives futures. Les ménages privés semblent également être légèrement plus optimistes suite à la baisse des taux d’inflation et à la reprise de la hausse des salaires réels, ce qui se traduit dans le climat de la consommation de l’institut GfK par une hausse de la propension d’achat et une baisse des intentions d’économies, bien que partant d’un très bas niveau. Les risques concernant le redressement économique attendu restent toutefois élevés compte tenu de la phase de faiblesse de l’économie mondiale, des crises géopolitiques persistantes et des fluctuations des prix des matières premières qui pourraient en résulter. Les implications fiscales résultant du jugement de la Cour constitutionnelle fédérale du 15 novembre 2023 sur la deuxième loi de finances rectificative de 2021 et les incertitudes concernant la composition des budgets publics pèsent sur les perspectives économiques.

LA STAGNATION DE L’ÉCONOMIE MONDIALE SE POURSUIT

La phase de faiblesse de la conjoncture industrielle mondiale se poursuit. Dans le contexte des conditions de financement moins favorables et d’une demande mondiale faible, la production industrielle n’a augmenté que faiblement en septembre de 0,2 % par rapport au mois précédent. En novembre, les indices mondiaux des directeurs d’achat étaient en dessous du seuil de croissance sur de nombreux marchés importants (par exemple dans la zone euro et en Europe de l’Est). L'indice S&P Global a légèrement augmenté en novembre et ne s’élève de nouveau que de peu au-dessus du seuil de croissance avec 50,4 points. Dernièrement, le climat s’est amélioré tant dans les industries manufacturières (de 48,8 à 49,3 points) que dans les prestations de services (de 50,4 à 50,6 points). Dans l’ensemble, les perspectives de croissance de l’économie mondiale restent cependant modérées.

En septembre, le commerce mondial a certes légèrement augmenté (+0,7 %) par rapport au mois précédent, mais l’indice RWI/ISL pour la manutention de conteneurs a de nouveau légèrement baissé en octobre (en données corrigées des variations saisonnières) de 125,5 à 125,0 points. Tandis que la manutention de conteneurs dans les ports chinois a connu une évolution positive, l’indice Nordrange pour les ports européens a légèrement diminué. Par ailleurs, l’indicateur commercial de Kiel du mois de novembre indique actuellement une poursuite de la baisse du commerce mondial de -0,9 %. On ne peut donc pas s’attendre à ce que l’économie mondiale donne de grandes impulsions au commerce extérieur allemand sur le court terme.

Pour les prochains mois également, les organisations internationales tablent seulement sur une reprise modérée. Dans ses prévisions de novembre, l’OCDE ne compte plus que sur une hausse du commerce mondial réel de +1,1 % pour 2023 et de +2,7 % pour 2024. Pour le PIB mondial également, des taux de croissance inférieurs à la moyenne sont attendus (2023 : +2,9% 2024 : +2,7%), notamment en raison de l’évolution faible aux États-Unis (2023 : +2,4%, 2024 : +1,5%) et en Chine (2023 : +5,2 %, 2024 : +4,7%). Dans la zone euro, les prévisions de l’OCDE tablent après une faible année 2023 (+0,6%) sur une légère reprise (2024 : +0,9%) en raison de la baisse de l’inflation, de la hausse des revenus réels et d’une stabilisation de la conjoncture industrielle.

LES ATTENTES EN MATIÈRE D’EXPORTATIONS S’AMÉLIORENT LÉGÈREMENT, LE COMMERCE MONDIAL RESTE FAIBLE

En octobre, les exportations nominales de marchandises et de services ont augmenté de +0,8% par rapport au mois précédent en données corrigées des variations saisonnières et des effets calendaires après avoir presque stagné en septembre (-0,2%). Au début du quatrième trimestre, elles s’élevaient à +1,0% au-dessus de la moyenne du troisième trimestre. Les importations nominales de marchandises et de services ont diminué de -0,4% par rapport au mois précédent et n’ont baissé que légèrement de 0,4% en octobre par rapport au troisième trimestre.

Les prix du commerce extérieur restent fortement impactés par les hausses de prix élevées pour les importations d’énergie l’année précédente, notamment pour le gaz naturel, suite à la guerre en Ukraine. Tandis que les prix à l’importation ont nettement baissé de -13,0% par rapport à octobre 2022, ils ont de nouveau légèrement augmenté (+0,4%) par rapport au mois précédent en données corrigées des variations saisonnières. Par contre, les prix à l’exportation ont stagné en comparaison mensuelle, de telle sorte que les termes de l’échange se sont détériorés de -0,4 % par rapport au mois précédent. En termes réels, la baisse des importations devrait donc avoir été un peu plus forte.

Suite à la chute des importations et à la hausse des exportations, l’excédent commercial mensuel a augmenté de 15,4 milliards d’euros en septembre à 17,3 milliards d’euros en octobre.

Actuellement, les indicateurs provisoires continuent d’envoyer des signaux mitigés concernant l’évolution des exportations. En novembre, les attentes en matière d’exportations de l’institut ifo ont certes continué de s’améliorer (de -6,3 à -3,8 points), mais le solde reste négatif depuis juin. Davantage d’entreprises tablent donc sur une dégradation des exportations que sur une amélioration. Les données de positionnement et de profondeur des navires de l’indicateur commercial de Kiel laissent présager pour le mois de novembre que les exportations allemandes réelles pourraient augmenter de manière modérée (+0,7%). Il est probable que le commerce extérieur reste dans sa phase de faiblesse à la fin de l’année. Les indicateurs ne laissent pas présager actuellement de reprise notable du commerce extérieur au cours des prochains mois.

LA TENDANCE À LA BAISSE DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE SE POURSUIT

La production dans le secteur secondaire a baissé de 0,4 % en octobre par rapport au mois précédent, ce qui signifie que la tendance à la baisse observée depuis le printemps dernier se poursuit. En octobre, la production industrielle a diminué de 0,5 % et celle du secteur de la construction de 2,2 %. En revanche, le secteur énergétique a enregistré une forte hausse de 7,1 % suite à des baisses au cours des deux mois précédents.

Dans les secteurs de l'industrie, des évolutions différentes ont été enregistrées en octobre : tandis que le secteur important des véhicules et des composants de véhicules a enregistré une hausse de sa production de 0,7 %, les autres secteurs importants de la construction mécanique (-6,3 %) et des équipements électriques (-3,1 %) ont connu des baisses de leur production. Dans les secteurs à forte intensité énergétique des produits chimiques (-2,0 %), des produits métalliques (-1,2 %) et du verre, des produits en verre et de la céramique (-0,6 %), la production a également diminué. Une baisse de 1,4 % a été enregistrée en octobre dans l’ensemble des branches industrielles à forte intensité énergétique. Par contre, les produits pharmaceutiques (+0,9 %) ainsi que les appareils de traitement des données, les produits électriques et optiques (+1,2 %) ont vu leur production respective augmenter.

La chute de la production industrielle en octobre devrait s’expliquer par les ponts et jours fériés. Mais même sans ces effets spéciaux, on observe une situation conjoncturelle faible. Comparée de manière plus représentative sur deux mois, une baisse de 1,6 % a été enregistrée. Les entrées de commandes les plus récentes ne montrent pas encore de renversement de tendance durable, mais les indicateurs du climat actuels laissent présager une stabilisation de la situation et de la conjoncture industrielle.

LÉGÈRE REPRISE DE LA CONSOMMATION PRIVÉE

Dans le commerce de détail sans véhicules, les chiffres d'affaires réels ont augmenté de 1,1 % en octobre par rapport au mois précédent, après avoir déjà diminué au cours des quatre mois précédents. Par rapport au même mois de l’année précédente, le commerce de détail a enregistré une chute réelle de son chiffre d’affaires de 0,1 % en octobre, ce qui reflète en grande partie les hausses des prix élevées. En octobre, le commerce des denrées alimentaires a enregistré une baisse réelle de 1,3 % par rapport au mois précédent (-1,5% par rapport au même mois de l’année précédente). Depuis maintenant deux ans, cette branche du commerce de détail enregistre principalement des baisses des chiffres d’affaires en glissement annuel en raison de la forte hausse des prix des denrées alimentaires, qui ont cependant partiellement diminué ces derniers temps. Les denrées alimentaires continuent de stimuler fortement les prix à la consommation, bien que la hausse des prix par rapport au même mois de l’année précédente ait dernièrement quelque peu ralenti (novembre : +5,5 %, octobre : +6,1 %). En septembre, le chiffre d’affaires dans la vente par correspondance et sur internet a augmenté de +2,9 % (par rapport au même mois de l’année précédente : -1,0 %).

Les nouvelles immatriculations de voitures par des utilisateurs privés ont baissé de 3,2 % en novembre, après avoir encore nettement augmenté de +9,1 % en octobre. Concernant l’ensemble des nouvelles immatriculations de voitures, la baisse enregistrée a été légèrement plus faible en raison d’une diminution de -1,6% en novembre et d’une hausse de 1,1% en octobre. Cette évolution fluctuante pourrait s’expliquer notamment par un effet spécial lié à l’expiration de la prime environnementale fin août pour les immatriculations de véhicules commerciaux. Depuis septembre, les nouvelles immatriculations de voitures par des entreprises et des personnes indépendantes sont ainsi à la baisse. En novembre, elles ont diminué pour la troisième fois consécutive (septembre : -27,2%, octobre : -2,8%, novembre : -0,7%).

Dernièrement, les indicateurs provisoires ont plutôt envoyé des signaux mitigés concernant l’évolution future de la consommation privée. Selon les prévisions de l’étude GfK, le moral des consommateurs ne va que très légèrement s’améliorer en décembre (+0,5 points), après s’être déjà légèrement dégradé les trois mois précédents. Dans l’ensemble, le moral des consommateurs dépasse tout de même encore nettement son niveau de novembre 2022 en raison d’une nette phase de reprise au semestre hivernal 2022/2023. Les attentes commerciales établies par l'institut ifo dans le commerce de détail sont restées inchangées et négatives en novembre. Selon les sondages, le commerce de détail devrait s’attendre à de faibles ventes de Noël. En revanche, l’évaluation de la situation actuelle s’est améliorée. Dans l’ensemble, les indicateurs provisoires actuels laissent présager une évolution encore modérée des dépenses de consommation privées. Suite à la hausse des salaires et à la baisse des taux d’intérêts, une stabilisation de la consommation privée devrait cependant s’amorcer au cours des prochains mois.

L’INFLATION CONTINUE DE BAISSER

En novembre, le taux d’inflation, soit l'augmentation du niveau des prix en glissement annuel, s’élevait à 3,2 %. Il s’agit de la valeur la plus faible depuis juin 2021, ce qui s’explique surtout par un effet de base (niveau très élevé des prix énergétiques l’année précédente). En octobre, le taux s’élevait encore à 3,8 %. Le taux d'inflation sous-jacente (hors énergie et produits alimentaires) était à 3,8 % en novembre (octobre : +4,3 %) et donc à nouveau plus élevé que le taux d’inflation. En novembre, les denrées alimentaires ont vu leurs prix de nouveau augmenter de manière disproportionnée par rapport au même mois de l’année précédente (+5,5 %), mais la hausse des prix a tout de même continué de diminuer (octobre : +6,1 %). Une baisse des prix énergétiques (-4,5 % ; octobre : -3,2 %) par rapport au même mois de l’année précédente a pu être constatée pour la deuxième fois depuis janvier 2021. Elle s’explique principalement par un effet de base en raison du niveau des prix énergétiques élevé l’année précédente. Dans le secteur tertiaire, la hausse des prix (+3,4 %) a continué de diminuer légèrement (octobre : +3,9 %).

Sur les marchés au comptant, les prix du gaz naturel tendent à augmenter de nouveau depuis la mi-juillet. Actuellement, l’indice TTF Base Load s’élève à environ 43 €/MWh et reste encore 68 % en dessous du niveau de novembre 2022. Une baisse d’environ 15 % est cependant enregistrée par rapport au mois précédent. Les perspectives de marché laissent présager que les prix du gaz naturel pourraient rester à environ 50 €/MWh au cours des prochains trimestres. Les futurs prix ne devraient pas retrouver leur niveau d’avant la crise avant 2027.

L’évolution en aval continue aussi de signaliser un essoufflement de la dynamique des prix. En octobre 2023, les prix à la production ont baissé de 11,0 % par rapport à octobre 2022. En septembre, le taux s’élevait à -14,7%, soit la plus forte chute des prix à la production depuis le début des statistiques en 1949. Les prix à la production ont baissé de 0,1 % par rapport au mois précédent. En octobre, les prix à l’importation ont fortement chuté de 13,0 % par rapport au même mois de l’année précédente (+0,3 % par rapport au mois précédent). Les prix de vente en gros ont baissé de 3,6% en novembre par rapport au même mois de l’année précédente. La baisse actuelle est surtout due aussi en première ligne à un effet de base en raison des hausses de prix élevées l’année précédente. Une légère diminution (-0,2%) a été enregistrée par rapport au mois précédent.

Suite aux mesures prises l’année précédente et visant à réduire les prix, notamment l’acompte de décembre pour le gaz et le chauffage urbain en décembre 2022 et les freins aux prix énergétiques de 2023, on table pour les prochains mois sur une hausse temporaire des taux d’inflation. Parallèlement, les sondages de l’institut ifo montrent que la part des entreprises qui planifient des hausses de prix a de nouveau légèrement augmenté ces derniers temps. Cependant, ce sont surtout les prestataires de services appuyant les entreprises et le commerce de gros qui planifient ces hausses. Les prix des branches proches du consommateur continuent de baisser. Les prix énergétiques s’élèvent à un niveau modéré. La politique monétaire austère continue de freiner la demande.

LA FAIBLE ÉVOLUTION SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL SE POURSUIT

Le marché du travail reflète la faiblesse conjoncturelle actuelle. Selon les chiffres non corrigés, le chômage est resté presque inchangé par rapport au mois précédent. Corrigée des variations saisonnières, une hausse de 22 000 personnes a été enregistrée. En octobre, l’emploi a augmenté légèrement en données corrigées des variations saisonnières (+15 000 personnes). En septembre, l’emploi soumis aux cotisations de sécurité sociale est presque resté au même niveau en données corrigées des variations saisonnières (+5 000 personnes). Le chômage partiel a certes quelque peu augmenté en septembre, mais les déclarations de chômage partiel étaient de nouveau légèrement à la baisse en novembre. Les indicateurs provisoires laissent présager une dynamique de l’emploi encore faible dans l’ensemble. Selon le baromètre de l'emploi de l'institut ifo, les entreprises allemandes ont légèrement moins l’intention de recruter du nouveau personnel et les entreprises sont prudentes en matière d’embauche. Dans l’industrie, le baromètre a toutefois de nouveau augmenté après sept diminutions consécutives. Le baromètre du marché du travail de l'institut de recherche sur l'emploi et les professions (IAB) est négatif concernant le chômage. Les perspectives d’emploi se sont certes également légèrement détériorées, mais restent positives. Selon l’institut IAB, le nombre d’emplois vacants s’élevait à 1,7 millions au troisième trimestre, soit un niveau qui reste élevé. La phase de faiblesse conjoncturelle devrait se poursuivre cet hiver. Une amélioration n’est attendue qu’au printemps au plus tôt quand l’économie reprendra de la vitesse.

ARRÊT PROVISOIRE DE LA HAUSSE DES FAILLITES D’ENTREPRISES

Selon les résultats finaux, le nombre des demandes de procédures collectives est presque inchangé en septembre (1 557) par rapport au mois précédent (+0,1 %). Il s’agit d’une hausse de 26,7 % par rapport au même mois de l’année précédente, après que le nombre de demandes de procédures collectives soit resté supérieur à 35 % de juin à août. Le nombre de faillites d’entreprises reste légèrement en dessous (-4,4 %) de la valeur moyenne d’avant la pandémie de coronavirus (2016-2019). Il y avait 24,7 % plus de procédures collectives sur les neuf premiers mois de 2023 que pendant la même période de l’année précédente. Depuis juin/juillet, on observe une stabilisation, mais pas de détente générale. La tendance à la hausse du nombre de procédures collectives depuis la mi-2022 semble avoir pris fin. Le nombre des employés affectés par des faillites d’entreprises reste à un niveau élevé. Une hausse d’environ 91 % était enregistrée en septembre par rapport à l’année précédente et de 67 % par rapport à la valeur moyenne de septembre des années 2016-2019 d’avant la pandémie de coronavirus. Dans le cadre des revendications probables des créanciers liées aux procédures collectives enregistrées, les hausses s’élèvent à environ 120 % (par rapport au même mois de l’année 2022) et environ 39 % (valeur moyenne de septembre des années 2016-2019). Les chiffres montrent que les grandes entreprises sont actuellement plus fortement affectées par des procédures collectives.

L’indicateur provisoire « IWH-Insolvenztrend » affiche une baisse de faillites d’entreprises de 5,8 % en novembre par rapport au mois précédent. Soit une hausse de 20,9 % par rapport au même mois de l’année précédente (octobre : +43,6 %). L’Institut de recherches économiques IWH trouve cette baisse surprenante. Un motif invoqué : une part anormalement faible des décisions juridiques provisoires statuant sur des procédures collectives des derniers mois a réellement conduit à des faillites d’entreprises. Cependant, cette évolution ne constitue pas la fin du nombre élevé de procédures collectives. Les chiffres provisoires des procédures collectives enregistrées, qui représentent également un indicateur provisoire, ont également diminué de 1,8 % en novembre. Une hausse des procédures collectives à la fin de l’année, qui se dessinait dans les chiffres d’octobre, n’a donc pas été confirmée pour le moment.

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1 Le présent rapport se base sur des données disponibles au 13 décembre 2023. Sauf indications contraires, les chiffres indiqués représentent des taux de variation par rapport à la période précédente et sont établis sur la base de données corrigées de l'influence des prix ainsi que des effets calendaires et des variations saisonnières.